D’abord, il faut définir ce qu’est la douleur !

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) la définit ainsi : "la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en ces termes".

La dernière partie de cette définition est en quelque sorte la plus intéressante, et je vais vous détailler pourquoi, via notamment ce schéma simplifiant le mécanisme.

Quand vous ressentez une douleur, il y a deux étapes physiologiques au sein du système nerveux :

  1. La Nociception : c’est ce que l’on voit avec les fibres rouges sur le schéma, qu’il faut lire en partant du bas à droite. Face à une stimulation donnée, les fibres sensitives font remonter l’information au cerveau. Passée une certaine intensité (de pression, de température, ou de contact avec une substance chimique), cette stimulation va remonter au cerveau via des fibres non plus simplement sensitives, mais dites nociceptives. C’est-à-dire que le message véhiculé sera interprété comme potentiellement dangereux pour l’organisme (par exemple, vous approchez votre main trop près d’un feu, ou vous vous tordez la cheville).
     
  2. La douleur à proprement parlé : c’est l’interprétation du cerveau de ce message nociceptif (l’étoile que l’on voit en haut du schéma).

 

La distinction de ces deux étapes est très importante, car elle implique que la perception (douloureuse ou non) d’une stimulation donnée dépend de vous !

Cette phrase est évidemment simpliste, et beaucoup plus facile à dire que de vivre concrètement un stimulus physique désagréable, mais elle illustre l’idée que cet article veut faire passer.

En effet, si la douleur est créée dans le cerveau, cela veut donc dire que toute une somme de critères peut moduler son intensité. Les principaux à noter sont :

  • Vos dispositions psychologiques / le stress / l’environnement social : vous l’avez constaté vous-même, on se sent mieux en vacances (en général !), reposé et exposé à moins de contraintes anxiogènes. Dans de telles dispositions, à message nociceptif identique, la douleur sera moins forte que si elle survenait dans une période stressante au travail, en plein hiver et que vous manquez de sommeil… Pour lutter contre ça, des solutions existent, notamment via la relaxation, la méditation ou l’hypnose par exemple. Cet aspect est abordé en ostéopathie, au travers du travail sur la respiration et le diaphragme, ou encore sur la mâchoire quand votre stress se manifeste par du bruxisme (serrer ou grincer des dents).

 

  • L’appréhension face à vos douleurs : c’est inconscient ou presque, mais quand on a remarqué qu’une certaine position ou qu’une certain geste faisait mal, on a tendance à l’éviter. C’est bénéfique à court terme, le temps que le tissu endommagé puisse cicatriser. Le problème est que si vous prenez trop l’habitude de vous focaliser sur votre douleur (même quand vous n’avez pas mal), vous allez vous raidir, adopter de mauvaises postures compensatrices, et ainsi ralentir votre guérison. En plus de vous créer potentiellement d’autres douleurs ! Enfin, si vous restez focalisé sur votre douleur, le cerveau peut prendre le réflexe de la déclencher, même après la cicatrisation du tissu endommagé ! Vous aurez manipulé votre système nerveux malgré vous, qui lui cherche juste à vous protéger.

L’idée est de bouger autant que possible, tant que la douleur le permet. C’est la meilleure façon d’éviter le cercle vicieux précédemment évoqué.

  • Vos croyances face à la douleur : elles aussi manipulent votre système nerveux. Et il est difficile d’aller contre elles, car bien souvent elles sont ancrées dans l’inconscient. Voici quelques exemples de croyances les plus fréquentes, que je vais tenter de déconstruire :

 

  • « j’ai mal car j’ai de l’arthrose » : les recherches scientifiques sur le sujet montrent qu’il n’y aucun parallélisme entre le degré d’avancement d’arthrose et l’intensité de la douleur. Autrement dit, on peut avoir très peu d’arthrose et avoir très mal, ou beaucoup d’arthrose et n’avoir aucune douleur. Il n’existe aucun lien direct entre les deux.

 

  • « c’est normal que j’ai mal au dos, tout le monde a mal dans ma famille » : bien sûr, l’aspect génétique peut jouer si vous souffrez d’une pathologie héréditaire. Dans le cas contraire, rien ne vous prédispose à des douleurs. Si vos parents, grands-parents, oncles ou tantes ont mal au dos, vous avez le droit d’être différent ! Sans rentrer dans des considérations psychologiques plus poussées, des réflexions entendues parfois très tôt comme « c’est normal que tu ais mal, c’est comme ça dans la famille » sont très mauvaises pour notre façon de gérer la douleur, à tout âge. Tout dépend de vous.

 

  • « de toute façon je sais que j’aurai mal toute ma vie » : ici on rebondit sur le paragraphe concernant l’appréhension. Etre dans cet état d’esprit vous prédispose effectivement à avoir mal. Il ne s’agit pas de vous blâmer en disant ça, mais il existera toujours un moyen de vous soulager, à défaut de totalement vous guérir. Faire de l’exercice, mieux se nourrir, dormir plus sont les bases sur lesquelles il faudra se reconstruire.

Ce sont sur ces aspects que l’on travaille en ostéopathie : mobilité, et capacité du corps à mieux s’auto-réguler. Un article plus détaillé abordera cette notion.

J’espère que cet article vous aura aidé à mieux cerner ce qu’est la douleur.

Je suis à votre disposition si vous avez des questions sur ce sujet, ou si souhaitez un rendez-vous pour une consultation d’ostéopathie.

Par mail : romaincherel.osteo@gmail.com 

ou par téléphone : 06.42.68.13.84 à Meulan

ou 06.63.55.65.50 au Neubourg


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