Dans un précédent article, nous avons introduit la notion de nociception et comment cela pouvait (ou non !) déclencher la douleur. Ici le but est de voir un peu plus précisément comment la douleur se déclenche dans le cerveau.

 

La nociception est un des messages qui remontent au cerveau suite à une stimulation physique donnée. Si une douleur se déclenche, elle sera probablement accompagnée d’une réaction du corps : contraction musculaire, inflammation, raideur articulaire, etc… Des signes physiques donc.

Dans le cerveau, ces signes physiques seront potentiellement associés aux réactions émotionnelles accompagnant la stimulation : peur, stress, excitation, etc…

La somme de toutes ces réactions accompagnant un évènement donné est appelée un Neurotag.

Plus ces réactions sont violentes, traumatisantes, ont un impact important sur votre vie et / ou sont répétées, plus la « trace » qu’elles laissent dans le cerveau seront importantes : imaginez un message gommé sur une feuille de papier, qui à force d’être réécrit s’efface de moins en moins bien.

Au final, ces réactions, initialement indépendantes, se retrouvent liées par le neurotag.

Prenons un exemple plus concret : vous aidez un ami à déménager, avec ce que ça implique d’efforts de poussée, portage, tirage… avec des charges lourdes. Vos muscles, du dos en particulier, sont fortement sollicités, et il en découle une douleur, normale, « de fatigue », liée à un effort intense inhabituel. Si cette réaction se rapproche de celle connue lors « de mon lumbago de l’année dernière qui m’a cloué au lit deux semaines », cela peut, de façon inconsciente, réactiver le neurotag en question et reproduire une réaction similaire : c’est votre système nerveux qui réagit ainsi, pensant que c’est la réponse de protection la plus adaptée.

 

En conclusion, dans le cadre d’une consultation ostéopathique, le but sera de retrouver un état de tension minimum, pour limiter l’influx nociceptif qui prédispose le déclenchement de la douleur. Mais surtout de faire prendre conscience au système nerveux qu’il n’a pas besoin de redéclencher de telles douleurs et qu’elles sont même inadaptées. Via des exercices individualisés et ciblés sur votre cas.

Il est donc important de comprendre qu’une grosse douleur n’implique pas forcément une grosse blessure.


Réalisation & référencement Simplébo   |   Ce site a été proposé par MES OSTEOS

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.